Résumé du Concert SMATCH + PLASTICINES + NAAST : le 29 Mars à l'UBU (RENNES 35)
Introduction : Déjà un an qu'on nous casse les couilles et qu'on nous plombe les oreilles avec ces fameux groupes de Rock Parigo. Je voulais donc entendre en live plusieurs d'entres eux afin de comprendre l'engouement de la bande à Man½uvre et autres casse-bonbons de scribouillards. A les entendre, les NAAST et PLASTICINES en live ça te fout une bonne claque dans la gueule. Pourquoi pas, m'étais je dis naïvement en commandant les places.
C'est donc accompagné de l'excellent Zlat' que nous nous sommes rendu hier soir à l'UBU pour voir en scène ce qui sera peut être les futurs Beatles...
Avant de rentrer dans l'UBU, Zlat' propose de s'arrêter manger à un kébab prêt de la salle. A l'intérieure du fast-food nous sommes surpris d'y retrouver un groupe de types de 14-15ans vêtus de « jeans slims », colle de chemise blanc avec petit veston, l'un d'entre eux à même des santiags marrons. J'suis vert, je croyais qu'à Rennes on était un peu moins con qu'à Paris pas d'bol mais il semble que l'idée qu'être Rock N' Roll s'est porter « jean slim + Converses » est aussi fortement de rigueur dans nos contrées. Nous commandons notre bouffe avariée et partons fissa vers l'UBU.
Deuxième coup de théâtre de la soirée, dans la file d'attente pour le concert : 90% des gens portent des converses, 70% ont des jeans slims et 50% ont des vestes de costards. Rennais/ parigos : même combat !
Voilà, nous sommes dans l'obscurité de l'UBU, salle vraiment bien foutue, un côté scène et un côté bar. C'est parti pour le premier groupe.
SMATCH : SMATCH est un groupe de Rock Rennais composé de : 2 guitares, basse batterie. Dès les premiers accords les pucelles de devant et les boutonneux se mettent à hurler et à sautiller sur place le bras en l'air. Le chanteur guitariste du groupe est un affreux crétin cheveux long et débardeur qui ne cesse d'alpaguer le publique avec des « à vous ! », « vous êtes supers ! », « j'entends rien du tout », « Vous regardez la télévision ? Ca tombe bien notre prochaine chanson en parle », « la prochaine chanson parle des histoires d'amour de notre batteur Alexis »...
Le show manque cruellement de présence. Leur musique ? Rien ne m'a scotché à part les passages ou le chanteur fait de l'harmonica, cet instrument est vraiment épatant (bosse le Pedro !). A part ça leurs textes sont à chier, c'est au moins du niveau BB-Burnes, quoi ? Ah ouais, BB-Brunes.
L'heure du rappel programmé arrive, pour cela le chanteur demande « vous connaissez les Clash !? » gros viva de la foule, SMATCH reprends donc « Should I Stay Or Should I Go ? » et c'est tout le publique qui s'époumone sur le refrain. Spectacle éc½urant en vérité...
PLASTISCINES : « Salut, on est les « plastiscines » (ah, on croyait que vous étiez les NAAST...), leur concert commence sur un titre dans j'ai oublié le nom mais qui doit durer 2 minutes, passé ces 2 minutes Zlat' se retourne vers moi et me crie : «finalement elle a pas des si gros nichons que ça la chanteuse! » Crise de rire d'autant qu'un vieux situé près de nous ne peu s'empêcher de rire de cette réplique qui appuie là ou ça fait mal... Passé la première chanson la guitariste change déjà de guitare (GIBSON SG) pour reprendre la même mais en jaune au lieu de rouge ! Ah, les filles...
La chanteuse manque singulièrement d'humour, lorsqu'un mec bourré lui demande de se foutre à poil elle lui répond sèchement : « tais toi d'abord et on verra après ! » La guitariste nous casse les couilles car elle se ré-accorde entre chaque chanson et honnêtement vu le jeu qu'elle a sa guitare ne doit pas être désaccordée du tout, aucun bend, que des barrés, c'est peut être une astuce pour prolonger leur concert... Musicalement j'ai bien aimé le morceau « Lost In Translation ». Arrive leur single « Looser » qu'elles reprennent avec un tempo boosté par rapport à l'enregistrement studio, nouvelle batteuse oblige. Le publique est en extase, y en a même qui slament ! D'ailleurs en parlant de la nouvelle batteuse je n'ai pas du tout vu sa tronche du coup je vous dirait juste qu'elle joue super bien.
Le show est bouclé au bout de 20 minutes, lors du rappel programmé les PLASTISCINES font peine à voir car deviné quoi, elles nous resservent « Looser » ! (elles ont arrêtés l'école pour faire de la musique et elles peuvent pas jouer 20 minutes sans faire 2 fois le même morceau !) Le publique apprécie en gueulant d'un air rageur ces quelques paroles inoffensives. La chanteuse nous redis une troisième fois : « c'était les plastiscines, merci Rennes vous êtes super ! ». Rideaux.
NAAST : Le publique est resté devant la scène pendant les balances, aucun ne veux perde sa place. Les techniciens règlent tranquillement le matos, soudain la foule gueule, l'abjecte Claude Naast (comment ça c'est Clood Naast ?) vient d'entrer en scène. Ce gonze est encore plus laid en vrai qu'en photo, il m'a semblé que son duvet était un peu plus fourni. Zlat' est dégoûté de le voir porter un perfecto, pour ma part j'enrage qu'il porte des lunettes noires (ces connards la bousille tout un héritage, reprenons nos symboles !). Tout en trifouillant les réglages de ses claviers à la cons Claude Naast adresse des coucous aux filles qui l'appellent (putain elles ont d'la merde dans les yeux ou quoi, ce mec ressemble à un cafard !). Zlat' me fait remarquer que Claude doit faire de la musique uniquement pour baiser. Puis arrive le guitariste (Laka Naast) plus beau qu'il ne sait réellement joué, il accorde sa guitare tout en souriant aux filles qui l'acclament. Le batteur (Nicolas Naast) fait ses réglages dans une grande solitude car les filles on en rien à foutre de sa gueule, d'autre part il semble stressé, peut être avait il brevet blanc le lendemain ? Gustave arrive enfin, la foule est en délire, ça vaut le coup d'½il ! Cet abruti porte un costard avec une casquette blanche d'officier de la Marine (me demandez pas pourquoi). Une fois les instruments réglés, les NAAST retourne en coulisse. Le publique s'impatiente aussi beaucoup d'entres eux se mettent à gueuler « la fourchette, la fourchette, la fourchette... »
Au bout de 5 minutes les NAAST arrivent sur scène et envoie la sauce avec « le point aveugle ». Stupeur, c'est carrément génial ! J'aurais jamais pensé dire ça d'ma vie mais putain les NAAST assurent grave, Claude est en transe sur les claviers, Laka est impeccable sur son manche, Gustave trépigne et hurle à tout va même le batteur est génial tant il fracasse les peaux de ses fûts. Ce qui se passe est vraiment incroyable et...
Ok, un peu de sérieux, personne n'y a cru de toute façon, n'oubliez pas que c'est Duc qui écrit. Voilà donc la vérité vraie.
Les compos des NAAST sont débiles, on le savait déjà mais figurez vous qu'elles le paraissent bien d'avantage en live. Gustave balance sa casquette de la marine par terre puis il la remet, puis il la relance par terre puis il l'a remet...etc...(jeu de scène incroyable n'est ce pas ?), le pauvre Laka est inexistant derrière sa guitare car Gustave s'est approprié tous les solos qu'il joue en se prenant pour Jimi Hendrix. La palme du grotesque revient à Claude car on entends pas du tout ses claviers, le batteur est juché sur un grand tabouret car l'UBU avait qu'une batterie taille adulte. Les NAAST enchaîne sans répit leurs chansons et j'avoue que ça me plaisait jusqu'à ce que Gustave change de guitare, ce connard s'est offert le luxe d'accorder pendant une bonne minute sa guitare le tout en étant branché sur son ampli, le concert retombe comme un vieux soufflé, les autres membres du groupes sont gênés face à ce Gustave qui fait chier tout l'monde.
Finalement leur concert se clôt définitivement sur : « je te cherche ». Gustave véritable show man jette sa casquette dans le publique puis essuie la sueur de son visage sur une serviette qu'il balancera également dans le publique...
Conclusion : Contrairement à ce qu'on peu lire dans Rock N'Folk, les Lives de ces groupes n'ont absolument rien de transcendant. Il s'agit d'une gigantesque farce musicale orchestré par des médias parigos et leurs relations. Gageons que dans un an tout cela aura disparu.
Pour ma part j'envisage de porter sur scène le tee-shirt suivant : « Philippe Man½uvre on t'encule. »